
Klaus
Huber
* 30.11.1924
WERKVERZEICHNIS / DISCOGRAPHIE
Geboren in Bern, Gymnasium in Basel, Lehrerseminar in Küsnacht/ZH. 1947-49 Musikstudium (Violine, Schulmusik) in Zürich, 1947-55 Kompositionsunterricht bei Willy Burkhard, Violine bei Stefi Geyer. 1955/56 bei Boris Blacher in Berlin. Mehrer Jahre Violinlehrer am Konservatorium Zürich, 1960-63 Lehrtätigkeit am Konservatorium Luzern (Musikgeschichte), 1964-73 Leiter der Kompositionsklasse an der Musikakademie Basel. 1966/68/72 Leiter der Kompositionsseminare der Stiftung Gaudeamus, Bilthoven/NL. 1969 Gründung des Internationalen Komponistenseminars in Boswil/CH. 1970 Beethovenpreis der Stadt Bonn. 1973-90 Leiter der Kompositionsklasse an der Musikhochschule in Freiburg i.Br als Nachfolger von Wolfgang Fortner. 1978 Kunstpreis der Stadt Basel. 1979-82 Präsident des Schweizerischen Tonkünstlervereins. 1983 erste Reise nach Nicaragua. Seit 1984 ausgedehnte Tätigkeit als Gastprofessor. Huber ist Mitglied der Bayerischen Akademie der Schönen Künste, der Akademie der Künste Berlin und der Freien Akademie der Künste Mannheim. Werkkatalog Klaus Huber bei RICORDI, München (1994). Zu seinen Schülern zählen: Brian Ferneyhough, Ulrich Gasser, Josef Haselbach, Heinz Marti, Wolfgang Rihm, Hans Wüthrich.
Français
Biographie
Klaus Huber est né à Berne le 30 novembre 1924. Il fréquente le lycée de
Bâle et l'Ecole normale d'instituteurs à Küsnacht/Zurich. De 1947 à 1949,
études de musique au Conservatoire de Zurich. Diplômes de violon (classe de
Stefi Geyer) et de didactique musicale ; de 1947 à 1955, toujours à Zurich,
études de théorie et de composition avec son parrain Willy Burkhard. De 1950
à 1960, il enseigne le violon au Conservatoire de Zurich et, de 1955 à 1956,
étudie à la Staatliche Hochschule für Musik de Berlin avec Boris Blacher.
En 1955 a lieu la première exécution de ses Drei kleine Vokalisen lors des
Journées musicales internalionales de Gaudeamus à Bilthoven, en Hollande. En
1959, c'est la percée internationale du compositeur : première exécution de
la cantate de chambre Des Engels Anredung an die Seele aux Journées mondiales
de la SIMC à Rome ; l'oeuvre obtient le premier prix de musique de chambre au
concours de composition de la SlMC-section italienne (dans le jury sont
présents, entre autres, Luigi Dallapiccola et Wladimir Vogel).
De 1960 à 1963, il enseigne l'histoire de la musique au Conservatoire de
Lucerne. En 1961, première exécution de Noctes pour hautbois et clavecin aux
Internationale Ferienkurse für Neue Musik à Darmstadt, à l'occasion de cette
création Theodor Adorno prend contact avec lui. De 1961 à 1972, il enseigne à
la Musikakademie de Bâle : à partir de 1964, en tant que professeur titulaire
de la classe de composition et d'instrumentation, à partir de 1968, de la
classe principale de composition. C'est le début d'une longue carrière de
professeur de composition qui en fait, avec Olivier Messiaen et Franco Donatoni,
l'un des principaux maîtres auprès de qui tous les compositeurs nés après
guerre viennent étudier.
En 1965, 1969 et 1987, il est membre du jury international des Journées
mondiales de la SIMC. En 1966, 1968 et 1972, il dirige les cours d'analyse et
les séminaires aux concours internationaux de composition de la Stichting
Gaudeamus à Bilthoven. Au printemps 1968, à l'invitation de l'Union
soviétique des compositeurs, il entreprend, avec Constantin Ramey, un premier
voyage en Union soviétique (Moscou, Léningrad, Kiev). En 1969, Huber fonde le
séminaire international des compositeurs à la Künstlerhaus de Boswil
(Suisse), qu'il dirige jusqu'en 1980.
En 1970, il reçoit le prix Beethoven de la Ville de Bonn pour Tenebrae. En
1973, il est boursier du Deutscher Akademischer Austauschdienst (DAAD) à Berlin
; Huber devient le successeur de Wolfgang Fortner à la Staatliche Hochschule
für Musik de Fribourg-en-Brisgau (responsable de la classe de composition et de
l'institut für Neue Musik), poste qu'il ne quittera plus jusqu'à sa retraite
en 1990, ayant formé, parmi des centaines d'autres musiciens : Brian
Ferneyhough, Wolfgang Rihm, Michael Jarrell...
En 1975, il reçoit le prix de composition de l'Association des musiciens
suisses, en 1978 le prix des arts de la Ville de Bâle. De 1979 à 1982, il est
président de l'Association des musiciens suisses.
En 1983, il entreprend un premier voyage au Nicaragua ; il y rencontre Ernesto
Cardenal ; conférences à La Havane, à Cuba ; première exécution de la
version complète de son oratorio "Erniedrigt-Geknechtet-
Verlassen-Verachtet" (sur des textes de Cardenal, entre autres) aux
Donaueschinger Musiktage.
En 1984, il est chargé de cours aux Cursos latinoamericanos por la musica
contemporanea à Tatui, au Brésil ; deuxième voyage au Nicaragua avec des
conférences à 1'Escuela Nacional de Musica de Managua ; professeur invité de
la McGill University de Montréal, au Canada.
En 1985, il est professeur invité de l'Accademia Chigiana de Sienne ; prix
Reinhold-Schneider de la Ville de Fribourg-en-Brisgau. En 1986, conférences aux
universités de Tokyo, Nagoya et Hiroshima. Prix Italia pour Cantiones de
Circulo Gyrante.
En 1986, 1988, 1990 et 1993, professeur invité de l'Ircam, et en 1987, 1989,
1992, au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. En 1987, VIIe
cours d'été pour jeunes compositeurs à Radziejowice (Pologne). En 1989, cours
de composition et conférences aux conservatoires de Malmö et de Stockholm.
En 1990, Huber démissionne de ses fonctions à la Staatliche Hochschule für
Musik de Fribourg ; il compose et continue son enseignement de façon libre ;
professeur invité de l'académie Sibelius à Helsinki, et à la session de
composition Voix Nouvelles à l'abbaye de Royaumont (France) où il revient en
1996. En 1991, professeur invité de la Royal Academy of Music, à Londres, et
au Conservatoire de musique de Genève. En 1992, il est compositeur en
résidence au festival Musica de Strasbourg, à la Musikakademie de Bâle et au
Huddersfield Festival ; professeur invité du Brandenburgisches Kolloquium Neue
Musik à Berlin.
En 1992 et 1993, il est professeur invité de la Scuola Civica di Musica à
Milan. En 1993, il est compositeur en résidence et dispense des cours de
composition au centre Acanthes à Villeneuve-lès-Avignon ; il est compositeur
invité aux New Music Concerts de Toronto. En 1994, compositeur en résidence
aux Internationale Musikfestwochen de Lucerne, cours de composition à Lucerne
et Boswil ; séminaire de composition au Schloss Schielleiten (Graz).
Klaus Huber est membre de l'Académie bavaroise des Beaux-Arts, de l'Académie
des Arts de Berlin et de l'Académie libre des Arts de Mannheim. ll vit à
Brême (Allemagne) et à Panicale (près de Perugia, Italie).
WERKVERZEICHNIS
Des Engels Anredung an die Seele. Kammerkantate (1957)
11'
für Tenor, Flöte, Klarinette, Horn und Harfe
Universal Edition, Bösendorferstr. 12, A-1015 Wien
Text von Johann Georg Albini. Das erste Werk des Komponisten, das randständige
Möglichkeiten der Zwölftonkomposition erforscht und fruchtbar gemacht hat.
Auf die ruhige Nacht-Zeit (1958)
12'
für Sopran, Flöte, Bratsche und Violoncello
Bärenreiter Verlag Basel AG, Neuweilerstr. 15, CH-4015 Basel
Zweite Kammerkantate auf mystische Barocklyrik. Panchromatik auf der Basis
konsonanter Intervalle.
Soliloquia. Oratorium (1959/64)
51'
für S, A, T, Bar, B, 2 Chöre und Orchester (3,3,2,3; 4,3,2,1;
Pk,Schlgz,Hfe(2),Cel,Klav,Org; Vi da gamba, Str)
Bärenreiter Verlag Basel AG, Neuweilerstr. 15, CH-4015 Basel
Siebenmalige Anrufung des Welten- und Zeitenschöpfers auf der Grundlage des
grossen kosmischen Gebets des Augustinus.
Noctes intelligibilis lucis (1961)
15'
für Oboe und Cembalo
B. Schott's Söhne, Weihergarten 5, D-55116 Mainz
"Heinz Holliger verdanke ich den Impuls, die traditionellen Grenzen der
Oboe aufgebrochen zu haben, was für das Cembalo entsprechende Innovationen nach
sich zog." (K.H.)
Moteti-Cantiones (1962/63)
25'
für Streichquartett
B. Schott's Söhne, Weihergarten 5, D-55116 Mainz
Lyrische Meditationen über ein mittelalterliches Gedicht (Heinrich von
Louffenburg). Technisch und formal ausserhalb des Rahmens traditioneller
Quartettkomposition.
Tenebrae (1966/67)
18'
für grosses Orchester (3,3,4,3; 4,3,4,1; Pk,Schlgz,Cel,Org; Str)
B. Schott's Söhne, Weihergarten 5, D-55116 Mainz
Eigenständige Grossform, die sich deutlich von Positionen der Zweiten Wiener
Schule distanziert.
Tempora. Konzert für Violine und kleines Orchester (1969/70)
25'
(2,1,2,1; 2,2,1,1; Pk,Schlgz,Cel,Cemb,Hfe,Mand,Git; 3,3,2,1)
B. Schott's Söhne, Weihergarten 5, D-55116 Mainz
Ein zweites Instrument in Skordatura ist zu benützen.
... inwendig voller Figur ... (1970/71)
25'
für Chor, Tonband und Orchester (5,4,4,4; 4,5,5,1,3 Wag-Tb; Pk,Schlgz,Hfe(2);
0,10,0,8)
B. Schott's Söhne, Weihergarten 5, D-55116 Mainz
Eine zeitgenössische Apokalypse. Albrecht Dürers Traumgesicht von 1525 wird
als Vorausnahme der Atombombe auf Hiroshima ausgelegt.
Schattenblätter (1975)
12'
für B-Klarinette, Violoncello und Klavier (leicht präpariert)
Ricordi, Postfach 114, D-85618 Feldkirchen/München
Die drei Instrumentalisten sollen in einiger Entfernung voneinander und ohne
Blickkontakt spielen. Alle betätigen auch kleine geräuscherzeugende
Nebeninstrumente. Nebenfassungen: B-Klar und Klav; Vc und Klav; Klav solo
(letztere unter dem Titel "Blätterlos").
Senfkorn (1975)
9'
für Knabensopran, Oboe, Violine, Viola, Violoncello und Cembalo
Ricordi, Postfach 114, D-85618 Feldkirchen/München
"Eine meiner strengsten und zugleich innovativsten Kompositionen jener
Jahre." (K.H.) Methodisch wird das Zitat der ersten Takte der Bassarie
"Es ist vollbracht" von J.S. Bach vorbereitet und wieder aufgelöst.
"Senfkorn" ist unverändert als Herzstück in das oratorische Werk
"Erniedrigt-geknechtet-verlassen-verachtet" aufgenommen worden.
(Partitur: Ricordi, Sy. 2350)
... von Zeit zu Zeit ... (2. Streichquartett) (1984/85)
22'
Ricordi, Postfach 114, D-85618 Feldkirchen/München
"Eine insistierende Reflexion über die Mehrdimensionalität der
musikalischen Zeit ist ständig verknüpft mit der Erweiterung des
Streichquartettklangs." (K.H.)
Plainte - Die umgepflügte Zeit II (1990)
13'
für Mezzosopran, Tenor, Va-d'am und Instrumentalensemble (1,1,1,1; 1,0,1,0;
Schlgz,Git;2,1,1,1)
Ricordi, Postfach 114, D-85618 Feldkirchen/München
In memoriam Luigi Nono. Text von Ossip Mandelstam. Die Singstimmen dieses
durchgehend in Dritteltönen komponierten Klagegesangs werden von einer
entsprechend gestimmten Gitarre gestützt. Vom gleichen Werk: Fassung ohne
Singstimmen (mit derselben Instrumentalbesetzung).
Lamentationes de fine vicesimi saeculi (1992-94)
27'
für Orchester in vier Gruppen und Sufi-Sänger ad lib.
(3(Picc,A-Fl,B-Fl),3(Ob-dam,Engl-Hn),2(B-Klar/Bs-Hn),3(Co-Fag);
3,3,3,KB-Pos,1(KB-Tb); Pk,Schlgz(3),2
Git,B-Git; 14,12,10,8,6)
Ricordi, Postfach 114, D-85618 Feldkirchen/München
"Meine Beschäftigung mit der klassischen arabischen Musikkultur,
insbesondere der Musiktheorie des 8.-15. Jh., führten mich zu einem neuen
Verständnis unserer Musik (...). Die grosse Orchesterformation, die ja
traditionell besonders vorgeprägt ist, war Katalysator und extreme
Herausforderung zugleich." (K.H.)
Kammerkonzert ("Intarsi") (1993/94)
20'
für Klavier und Instrumentalensemble (1,1,1,B-Klar,1; 2,1,0,0; Pk,Schlgz;
3,2,2,1)
Ricordi, Postfach 114, D-85618 Feldkirchen/München
Reflexionen über Mozarts letztes Klavierkonzert (mit daraus abgeleiteten
Intervallkonstellationen). Vier Sätze: Intarsi, Pianto-Specchio di memorie,
Unità!, Giardino arabo.
Tonträger
(Auswahl):
CD Grammont: Soliloquia
CD Wergo WER 6069-2: ...inwendig voller figur..., Tempora
CD Accord 201652: Des Dichters Pflug, Schattenblätter, Auf die ruhige Nachtzeit, u.a.
CD (Arditti-Quartett): Moteti-Cantiones, ...von Zeit zu Zeit...
Link:
Nicaragua
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